Hélène et Julien présentent...

Sur les routes du désenclavement

 

Un tour du monde pour découvrir ses routes et découvrir comment elles changent la vie de ceux qui les suivent.

 
 

Mercredi 16 août 2006
Si notre voyage devait durer un an de plus, nous deviendrions a coup sur de vrais sauvages. Heureusement, le periple touche mechamment a sa fin et de temps en temps on rencontre des gens qui nous remettent dans le droit chemin et nous rappellent comment utiliser une douche et des couverts.

A Rio de Janeiro, c´est Camilla (qui passe ses vacances dans sa famille) qui joue ce role. Dans leur grand appartement situe au milieu entre les plages d´Ipanema et de Copacabana (on fait pire), nous apprenons en outre a nous servir de la machine a laver et d´une couette: c´est le paradis. Du coup, nous ne passons pas trop de temps a visiter la ville, sauf de haut depuis le Pain de Sucre, le Christ de Corcovado et le quartier de Santa Teresa. Par contre, nous decouvrons les churrascarias, restaurants proprement diaboliques ou les serveurs deambulent entre les tables avec des enormes rotis, saucisses ou cotelettes servies a volonte. Il ne faut pas rester trop longtemps a Rio...

Nous repartons donc vers l´Ila Grande, troisieme et derniere ile tropicale de notre parcours bresilien. Et, aussitot Rio quittee, nos bonnes habitudes de sauvages reviennent. Pendant quatre jours sur l´ile deserte nous jouons a Robinson, traversant la foret en maillot de bain, alternant marches et baignades d´une heure chacunes du lever au coucher du soleil. Il y a pourtant une petite ville sur l´ile, mais c´est tellement plus drole de la fuir en courant!

Bref, on est tout a fait prets a rentrer.
Par Hélène Ollivier & Julien Dehornoy - Publié dans : Helene et Julien autour du monde
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Samedi 5 août 2006

Salvador de Bahia a tout d'une ville qu'on aurait du détester (finalement, en nous relisant, on se dit qu'on aurait vraiment dû détester ce pays; c'est à se demander ce qu'on est venus y faire!). Bien sûr il y a plein de petites rues empierrées bordées de maisons bariolées, de la musique à tous les coins et la mer au pied de la colline. Ca rappelle un peu Valparaiso, sauf que Valparaiso était européenne, et que pour arriver à Salvador on a dû traverser la Méditerranée. Mais tout ça est un décor qui sert à une énorme mise en scène touristique, où tous les pas de porte ont été transformés en boutiques qui vendent les mêmes souvenirs et où la musique est là pour que les touristes y soient aussi.

Oui mais voilà, comme toujours au Brésil, il y a une surprise, et comme souvent cette surprise c'est les gens. Notre surprise, c'est nos hôtes. On est arrivés complètement par hasard (sur-réservation dans une auberge de jeunesse) dans une énorme maison occupée par la famille da Souza, vieux bahianais que tout ça n'impressionne plus du tout. Dans la rue la plus touristique, c'est une des rares maisons qui ne vende (presque) rien. Et toutes les grandes pièces avec parquet et murs à la chaux ressemblent à un entrepôt dans lequel on trouve un bric-à-brac d'herbes médicinales, de semences, de vieux vêtements. Dans la famille, il y a le patriarche, "agronome free lance" retraité, qui a perdu quelques doigts en Afrique, parle le français mais veut nous faire parler portugais (le pauvre!) et nous cuisine de la viande au lard, "parce que tous les français adorent le lard". Il est entouré par sa femme, si timide, et sa soeur, qui nous préparent chaque matin des petits déjeuners de plus en plus copieux. Et enfin une nièce, chargée de veiller sur le bric-à-brac. Et notre chambre est la plus agréable de tout le voyage, remplie encore de toutes leurs affaires (ça devait être celle de leur fils, marié en France maintenant). Sur les toits, elle est grande et lumineuse, et surtout une bibliothèque recelle quelques merveilles, dont un fantastique "Mémento de l'agronome" (en français), édité  à l'usage des colons, et qui donne tous les secrets pour irriguer le Sahara et augmenter le rendement d'une plantation de cocotiers: il y a un an, nous ne l'aurions même pas remarqué, mais on se rue dessus avec jubilation aujourd'hui. Pour nous le temps passe doucement, on est très bien ici, pas pour la ville finalement, mais juste pour cette chambre si chaleureuse.

Quelques jours plus tard, nous réussissons quand même à partir, et après quelques heures, nous arrivons à l'Ilha de Boipeba, petit bout de paradis tombé chez les hommes. C'est un confetti de sable face à l'Atlantique, avec des énormes plages de sable blanc et des vagues qui viennent jouer avec les cocotiers. Ca ressemble au farniente (aïe aïe aïe les coups de soleil!), et on mange du crabe et des langoustes le soir pour une bouchée de pain. Ca ressemble aussi beaucoup au paradis, mais si vous voulez le voir dépêchez-vous: l'élecritcité est arrivée récemment, il n'y a pas encore de voitures mais déjà des rodéos de tracteurs (intéressant...), la moitié de l'île vient d'être achetée par le préfet (hummmm) qui a construit une petite piste pour poser un avion... Alors allez-y vite. De Salvador, prenez le bac à travers la baie, le bus pour Valença puis Torrinhas, et de là une barque à travers la mangrove (à fond plat pour ne pas échouer comme nous!), quand vous arrivez aux palmiers face à l'Atlantique, tournez à droite dans le petit chenal: le ponton est là, au fond, au pied de l'église bleue comme le ciel.

 
Par Hélène Ollivier & Julien Dehornoy - Publié dans : Helene et Julien autour du monde
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Mercredi 26 juillet 2006

Notre voyage attaque son dernier mois déjà, le temps passe très vite en route. Lima, c'était hier; Hong-Kong avant-hier. Les études sont définitivement derrière nous, et notre regard très orienté déjà s'émousse: nous redevenons des touristes comme tous ceux qu'on avait parfois regardés de haut. Et comme le temps est compté et que nous avons encore une faim terrible de découvertes, nous nous sommes mis depuis quelques jours à sillonner le Brésil dans toute sa diversité et à toute vitesse.

Pour commencer, les chutes d'Iguazu, à vrai dire beaucoup plus belles du côté argentin de la rivière. A force d'en entrendre parler par tous les voyageurs que nous croisions, nous savions bien que nous serions déçus. En général, plus on doit admirer un lieu et moins il nous plait, et inversement évidemment. Mais il y a quelques lieux qui résistent à cet esprit de contradiction: il y avait surtout Ispahan et le Taj Mahal, il y a désormais aussi les chutes d'Iguazu. Tout y est aménagé comme dans un superbe parc d'attractions: promenades en bateau, descente en rappel, safari dans la jungle... Et pourtant, malgré la foule et la commercialisation, ces murs d'eau qui se précipitent dans le vide au milieu des palmiers restent vraiment impressionnants.

Autre déception annoncée deux jours plus tard: la ville de Curitiba. Pour Julien, ca avait été le serpent de mer de ses (courtes) études d'urbanisme: la ville modèle, où un maire visionnaire et la démocratie participative avaient permis la floraison de parcs, la disparition des favelas au profit de maisons de qualité et bon marché et le remplacement des voitures par des transports urbains épatants. Forcément, comme à Chandigarh en Inde, on ne pouvait qu'être déçus. Et bah non! C'est peut-être la première fois qu'on ne visite que des parcs dans une ville, et dans tous les quartiers, et que chacun de ces parcs contient des trésors d'architecture et de paysagisme. La palme revient à l'université de l'environnement "Jacques-Yves Cousteau", où des petits modules de bois et de torchis sont dispercés en l'air au milieu d'une jungle artificielle. Finalement, ça n'a rien à voir avec Chandigarh: la vision de l'architecte-démiurge Le Corbusier ne fait pas une belle ville, mais la combinaison de la vision d'un urbaniste avec l'expérience des habitants a fait de Curitiba la ville la plus dynamique du pays (vas-y Ségolène, on t'aime!)

A 100km de Curitiba on tombe littéralement dans l'Océan Pacifique avec la chaine côtière qui se jette dans la mer. Pour nous remettre des émotions de ce plongeon, nous avons passé 3 jours sur l'Ilha do Mel, petit îlot sableux paradisiaque. Forcément, comme l'Ile du Soleil en Bolivie reste un des plus forts souvenirs de ce voyage, on n'a pas pu s'empêcher de comparer. Certes, il n'y a plus de pêcheurs ici et tout ne vit plus que du tourisme (il y a autant de pensions que de maisons). Mais, hors-saison au moins, c'est quand même un endroit charmant avec des plages désertes et de belles forêts. Et puis il était peu probable qu'à 100km de Curitiba subsiste un îlot coupé du monde et ne vivant que de traditions, de poisson et d'eau fraiche. On s'est peut-être emportés en critiquant les ravages d'un certain tourisme en Bolivie: il faut reconnaître que ça peut marcher aussi, comme ici.

Enfin nous avons terminé cette semaine extraordinairement remplie (et pourtant très agreable) par un week-end a Sao Paulo, où nous avons retrouvé Ude et Nara, deux paulistos rencontrés en Argentine. Ils ont été vraiment supers avec nous, nous emmenant à un concert épatant de samba-rock dans un theatre transformé en boite, nous invitant à un barbecue avec tous leurs amis et nous faisant rencontrer un ami geographe qui à son tour nous a promenés. Sao Paulo est une ville incroyable, impossible à parcourir autrement qu'en voiture (ah les regards etonnes quand on dit qu'à Paris le vélo c'est mieux!) et où les autoroutes font des noeuds autour de centaines de gratte-ciels. Et puis on nous avait promis des brésiliens un peu réservés à l'égard des touristes. Pour le moment, on n'a pas vraiment à se plaindre!

Par Hélène Ollivier & Julien Dehornoy - Publié dans : Helene et Julien autour du monde
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Samedi 15 juillet 2006

Quand on pense a l'Argentine, il y a quatre images qui viennent a l'esprit :

  1. les steaks;
  2. Maradonna;
  3. des gauchos qui galopent dans la steppe pour rassembler leur troupeau ;
  4. un couple qui danse le tango avec passion, entoure de la fumee epaisse d'un bar.

Comme on n'arrivait pas a choisir, on a voulu tout essayer. Pour les steaks, vous decouvrirez les degats sur le tour de ventre de Julien dans quelques semaines. Pour le foot, c'est rate, l'Argentine a ete eliminee trop tot. Restaient les deux dernieres, et on a mis le paquet.
 
D'abord, le cheval. On a joue a Lucky Luke au pied des Andes enneigees a Uspallata. Comme il faisait trop beau pour envisager le ski (dixit Helene), on s'est rabattus sur une ballade a cheval. Experience fantastique pour son aspect de communion avec le paysage sauvage et rude, mais ce sont nos jambes et nos fesses qui semblent avoir ete les plus marquees. D'autant que la veille on avait fait une magnifique promenade en tandem pour voir le rocher aux 7 couleurs, et ca montait sacrement (pas un coup de pedale a faire pour rentrer...)
 
Puis on a confirme notre addiction aux bus de nuits, a en juger par la facilite avec laquelle on les accumule. Direction: Buenos Aires, pour une semaine de surprises plus ou moins agreables. Pour commencer par le desagreable, l'auberge de jeunesse dans laquelle nous echouons apres la derniere nuit de bus. "A cool place in the trendiest place of the city". 80 jeunes voyageurs de tous les pays (majoritairement anglais et bresiliens) reunis pour profiter de ce pour quoi Buenos Aires est celebre parmi les voyageurs: la vie nocturne, qui commence par un apero appuye jusque 23h suivi d'un diner pour arriver en boite surtout pas avant 2h. La, cruellement un peu, on s'est sentis differents, un peu incapables de lier conversation, obliges d'aller repeter nos pas de tangos dans notre coin et dnous coucher a minuit parce que, decidement, 2h c'est trop tard pour commencer la soiree. Apres 300 jours en tete a tete on est peut-etre devenus un peu asociaux, en tout cas on n'est decidement ni cool ni trendy.

Du coup, on a change de chambre apres deux nuits. Direction l'hotel "Brisas del Mar", tenu par un vieillard et qui aurait pu servir de decor pour "Les vacances de Monsieur Hulot". Et changement d'ambiance aussi: plutot que suivre les autres voyageurs, nous allons trouver NOTRE Buenos Aires. Il en est finalement des voyages comme de tout dans la vie: on n'y est heureux que si on est soi-meme. Nous, on est peu-etre un peu intellos, mais on aime comprendre comment ca marche quand on visite un endroit, Julien aime prendre le metro  et connaitre l'histoire de la ville, Helene aime decouvrir la culture vivante. Alors notre Buenos Aires, c'est celui du tango, et tant pis pour l'image cool et trendy de la ville.

Car Buenos Aires transpire le tango pas tous ses pores. Et pendant une semaine, la meme journee s'est repetee tous les jours, avec un lever en douceur dans notre petit hotel pour nous rendre a notre cours particulier quotidien, avec comme profs un jeune couple rencontre dans un magasin de chaussures (de tango). Une heure qui en durait toujours deux, pour apprendre la posture, les pas et les figures dans un petit studio tenu par un vieil italien adorable. Puis c'etait le moment d'une longue ballade, de quelques courses ou de la visite d'un musee. Buenos Aires est une ville tres parisienne, avec beaucoup d'immeubles haussmanniens. On s'y deplace en metro, les terrasses des cafes sont pleines. La vie culturelle y est bien remplie, avec partout des concerts, des expos... et du tango! Le tango est redevenu populaire depuis 10 ans apres avoir failli mourir apres les annees 60. On voit donc se croiser dans une danse insolite deux generations tres marquees de vieux et de jeunes. Dans Tanguata, l'hebdo du tango, on trouve pour chaque jour des dizaines de concerts, de bals, de demonstrations. Nous n'avions donc chaque soir qu'a choisir la decouverte du jour, d'une petite salle des fetes accueillant un jeune orchestre et quelques danceurs impressionnants dans une ambiance retro a un restaurant gay ou tous les codes du tango se trouvaient inverses.

On a carrement pris plaisir a decouvrir cette danse, si belle mais vraiment pas facile. Au debut, on a re-appris a marcher, a se tenir droit ("appris", tout court, dans le cas de Julien...), puis a tourner, et a enchainer des mouvements a deux. Tout ca dans une ambiance des annees 40, tres macho et sensuelle. Une decouverte qu'on espere prolonger a notre retour en France! 
 
Et pour finir, une petite histoire par Julien (qui explique qu'il n'y ait aucune photo aujourd'hui):

Vous connaissez l'histoire de la baguette merdique? C'est un peu comme celle de la baguette magique, mais a l'envers: tout ce qu'elle touche merde ou se transforme en merde. La grande nouvelle, c'est que j'en ai une: mon doigt. Preuve: j'ai perdu notre appareil photo (tombe de ma poche dans un taxi), ma montre ne marche plus (elle prend 2 heures de retard toutes les nuits) et l'appareil photo de rechange ne marche plus non plus. Je vous conseille donc de ne pas trop vous approcher de l'ecran de votre ordinateur parce que la baguette merdique marche peut-etre aussi par internet (je n'arrete pas de decouvrir, emerveille, ses pouvoirs surnaturels).

Par Hélène Ollivier & Julien Dehornoy - Publié dans : Helene et Julien autour du monde
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Mardi 4 juillet 2006

Comme toute regle, celle qu'on donnait la semaine derniere ("On profite mieux des villes le 2e jour") souffre d'une exception qui la confirme. Ici: Santiago du Chili. Premier jour: decouverte d'une magnifique capitale europeenne, riche de musees, de parcs et de restaurants. Le tout, place dans un cadre somptueux, au creux d'une vallee entouree de sommets enneiges. Au classement du Patrimoine Mondial de la Julianite, ca meritait une 2e place, juste derriere Hong-Kong.

Mais voila, il y a eu un 2e jour, et un funeste restaurant le midi. Au moment de sortir du restaurant, c'est le drame: on nous a pris notre sac a dos, celui qui contenait nos carnets de voyage. Helene l'avait commence en avril a Lima, Julien en fevrier a Bangkok. Des mois de notes perdues, des centaines de pages disparues et quelques superbes dessins envoles. On avait eu trop de chances depuis le debut du voyage: pas un vol, pas un seul gros coup de peur, c'etait trop beau. Mais pourquoi nos carnets? On aurait prefere se faire braquer, perdre papiers, cartes et argent, alors que nos carnets n'avaient de valeur que pour nous. Ils doivent deja etre au fond d'une decharge, et le voleur doit etre degoute de n'avoir trouve que 2 clementines au fond du sac. Nous, ca nous a fait pleurer tous les deux un bon moment, avec l'impression qu'on venait de nous voler un gros morceau de notre voyage. Et ca ne nous a pas consoles de savoir que l'insecurite est une veritable psychose nationale, qui fait la une de tous les journaux et rend les chiliens si peu accueillants. C'est la premiere fois qu'on se sent autant rejetes de quelque part.

On a decide de quitter Santiago sur le champ, de racheter des carnets et de passer quelques jours a reecrire tout, pour remplacer ce qu'on nous avait pris. C'est un peu comme essayer de sauver la cargaison deja dispersee d'un bateau en train de couler. On a pose nos sacs a Valparaiso, dans une grande chambre pres de l'ocean, et ca fait 4 jours qu'on ecrit et qu'on dessine.

Valparaiso est une bonne ville pour ca. Sur les flancs d'une grande baie, face au Pacifique, il n'y a pas de lieu qui invite plus au voyage et a l'imagination. Les maisons de bois sont colorees et on se deplace entre les quartiers dans des dizaines de vieux funiculaires. En bas, le port et ses ruelles etroites remplies de bars glauques qui font penser a l'Amsterdam de Jacques Brel. Plus loin, des plages et des montagnes enneigees.

On profite de tout ca pour une escale studieuse et reposante. Le froid des premiers jours a fait place a une beau soleil qui a permis a Julien de se baigner. Les nuits sont tres animees sur le port et nous n'avons jamais tant danse. Et surtout, les petits cafes au sommet des differents quartiers offrent des tables et des chocolats chauds propices a l'ecriture.

Mais le bijou de cette ville est la maison de Pablo Neruda, qui domine la baie. Il l'a voulue comme un bateau. 3 grandes pieces superposees, chacune donnant sur la mer et la ville par une grande baie vitree. La mer et la ville sont dans la maison. La decoration en boiseries et en bric-a-brac de voyages evoque tous les ailleurs auxquels Valparaiso fait face et affirme sa vocation d'escale. C'est une merveille d'architecture et de poesie; on ne peut plus voir la ville pareil apres avoir vu la maison.

El Océano Pacifico se salia del mapa!

No habia dónde ponerlo. Era tan grande,

desordenado y azul que no caba en ninguna parte.

Por eso lo dejaron frente a mi ventana.

(Pablo Neruda, "Una casa en la arena")

Par Hélène Ollivier & Julien Dehornoy - Publié dans : Helene et Julien autour du monde
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